Nouvelles

Astrid

1890, une époque de conventions, de convenances, de règles silencieuses. Une période où on ne vit pas, mais on se conforme. Le paraître, les usages

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Métamorphe

Cette étrange histoire commence avec la démolition d’un immeuble. Toutes les mesures de précaution et de sécurité importantes ont été prises. Elle se retrouve pourtant

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ceci est un essai

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Au fil de la plume

L’inspiration de mes nouvelles, je la puise dans mes rêves.

Les rêves ont quelque chose de profondément fascinant. Ils surgissent sans prévenir, bousculent nos certitudes, et nous entraînent là où la raison s’arrête.

Carl Gustav Jung voyait dans les rêves l’expression de notre inconscient. Des messagers silencieux, porteurs de nos conflits intérieurs, de nos désirs enfouis, mais aussi de notre potentiel de transformation. Ils peuvent être symboliques, métaphoriques, parfois d’une étonnante littéralité. Toujours chargés de sens.

Enfant, je les vivais simplement. Je les écrivais. Je les gardais pour moi comme on garde un précieux secret. Adolescente, je les retraçais dans les marges de mes agendas, transformant un simple planning hebdomadaire en territoire d’aventures. C’était ma manière d’ouvrir des portes pour transformer des semaines ordinaires en voyages extraordinaires.

Dans mes rêves, j’ai été l’épouse passionnée d’Ulysse 31. J’ai traversé l’espace, exploré des mondes inconnus à bord d’un vaisseau lancé vers l’infini. Les émotions y étaient d’une intensité troublante : l’amour, la peur, l’élan, la loyauté. Tout était si vivant que je m’éveillais parfois le cœur battant, comme si j’avais réellement vécu une autre vie.

Je me suis retrouvée sur le pont de San Francisco, arrêtée brutalement par l’urgence. Sortir de la voiture, courir, sentir la panique monter tandis que des camions volaient au-dessus de moi et que le pont explosait. Il n’y avait plus de choix. Juste le mouvement. Avancer pour survivre, courir pour vivre…

J’ai sauté de temple en temple dans l’univers des Mille et Une Nuits, portée par une nuit saturée d’étoiles et de couleurs.

J’ai quitté un avion de chasse pour plonger dans l’océan, attrapant l’aileron d’un dauphin qui me guidait vers une grotte sous-marine, secrète et silencieuse.

Tous ses rêves m’ont amenée à l’écriture depuis l’enfance, découvrant la magie et la stupeur de folles aventures, tellement captivantes, si extrêmes… je prenais vie dans d’autres mondes… une double vie que je n’osais partager de peur d’être interprétée marginale, trop originale, comme si rêver trop fort était une faute. Mais il est si bon d’être soi, sans masque, sans artifice, seulement soi… mais c’est avec le temps et la croissance personnelle que je l’ai compris, chaque chose en son temps… 

Aujourd’hui, j’écris pour prolonger ces rêves. Pour leur donner une forme. Pour leur offrir un souffle nouveau. Et peut-être, aussi, pour rappeler qu’il est permis de se perdre dans ses mondes intérieurs…

« Si l’on ne se compare à personne, on devient ce que l’on est» Jiddu Krishnamurti